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Permis de Conduire en Côte d'Ivoire : Catégories, Coûts Officiels, Permis International et Conversion d'un Permis Étranger

Un permis B coûte 23 500 FCFA si vous le passez en Côte d'Ivoire, mais convertir un permis étranger revient à 98 500 FCFA, en deux guichets différents. Et le permis international ne se demande pas à un automobile club comme ailleurs : il passe par les Centres de Gestion Intégrée. Voici les catégories, les coûts officiels et les deux procédures, avec ce qui n'est nulle part publié.

La réponse courte.

FormalitéCoût officiel
Permis A1, A2, A3 (moto, tricycle)18 500 FCFA
Permis B (véhicule de tourisme)23 500 FCFA
Permis CE ou DE28 500 FCFA
Permis AB24 000 FCFA
Permis ABCDE29 500 FCFA
Duplicata (perte, vol, détérioration)10 000 FCFA
Renouvellement de la validité13 500 FCFA
Permis international15 000 FCFA
Conversion d'un permis étranger98 500 FCFA au total

Deux points que presque personne ne dit correctement :

  • Le permis international ivoirien ne s'obtient pas auprès d'un automobile club. Il passe par les Centres de Gestion Intégrée opérés par Quipux Afrique, concessionnaire du système depuis 2014.
  • Convertir un permis étranger coûte plus de quatre fois le prix d'un permis B passé sur place, et exige deux démarches auprès de deux administrations différentes.

Les catégories de permis

Elles sont fixées par l'article 134 du décret n° 2016-864 du 3 novembre 2016.

CatégorieCe qu'elle autorise
A1Cyclomoteurs 2 ou 3 roues, cylindrée inférieure à 50 cm³
A2Vélomoteurs avec ou sans side-car, tricycles et quadricycles à moteur, de 50 à 125 cm³
A3Motocyclettes de plus de 125 cm³ ; tricycles et quadricycles de plus de 125 cm³ sans excéder 600 cm³
BTransport de personnes avec au maximum 8 places assises outre le conducteur, ou de marchandises de PTAC ≤ 3 500 kg ; remorque ≤ 750 kg ; tricycles et quadricycles de plus de 400 kg ou plus de 600 cm³
CTransport de marchandises ou de matériels de PTAC supérieur à 3 500 kg, et tracteurs routiers ; remorque ≤ 750 kg
DVéhicules transportant plus de 8 personnes outre le conducteur. Les enfants de moins de 10 ans comptent pour une demi-personne, tant que leur nombre n'excède pas 10
EVéhicule articulé ou ensemble dont la remorque ou semi-remorque excède 750 kg. Délivré après réussite de l'épreuve pratique des catégories B, C ou D
FVéhicules des catégories A1, A2, A3 ou B conduits par des personnes infirmes, spécialement aménagés

L'âge minimum

CatégorieÂge minimum
A18 ans
B18 ans
AB18 ans
C21 ans
D21 ans

Une mise en garde. On lit très souvent qu'il serait possible de passer la catégorie A1 à 16 ans. Nous n'avons trouvé cette information sur aucune source officielle ivoirienne. Les seuls âges officiellement publiés sont ceux du tableau ci-dessus, et ils donnent 18 ans pour l'ensemble de la catégorie A. Les âges minimaux pour les catégories E et F ne sont, eux, pas publiés du tout.

La durée de validité : la théorie et la pratique

C'est un point où les textes et la réalité divergent, et l'administration le reconnaît elle-même.

CatégorieValidité théoriqueApplication réelle
A10 ansNon appliquée — le permis demeure permanent
B10 ansNon appliquée — le permis demeure permanent
C, D, E5 ans avant 45 ans — 3 ans de 45 à 60 ans — 2 ans au-delà de 60 ans
FMême validité que la catégorie A ou B concernée

Le ministère des Transports écrit noir sur blanc, à propos de la catégorie B : « valable pour une durée de 10 ans (disposition non encore appliquée). Pour le moment le permis B demeure permanent. »

Ce qu'il faut en retenir : si vous conduisez une voiture ou une moto, votre permis n'expire pas aujourd'hui. Si vous conduisez un poids lourd ou un véhicule de transport en commun, la validité est bien limitée et se réduit avec l'âge — un conducteur de plus de 60 ans doit renouveler tous les deux ans.

Bon à savoir : l'expiration d'une catégorie n'affecte pas les autres catégories portées par le même permis.

Obtenir son permis : le parcours en trois étapes

Étape 1 : inscription et enregistrement

Vous vous inscrivez dans l'auto-école de votre choix, puis vous vous présentez dans un Centre de Gestion Intégrée du ministère des Transports pour être enregistré comme candidat.

À apporter : l'original du document d'identification ayant servi à l'inscription à l'auto-école, et l'original de l'attestation d'inscription délivrée par celle-ci.

Étape 2 : les examens

Le candidat passe successivement l'examen du code puis l'examen de conduite.

Les deux examens sont gratuits. Le portail des services publics indique un coût « néant » et un délai d'un jour pour chacun.

  • Pour le code : il faut être inscrit en auto-école, préenregistré dans le système du Centre de Gestion Intégrée et figurer sur la liste. Pièces : fiche d'enregistrement et document d'identification.
  • Pour la conduite : il faut avoir validé le code. Pièces : certificat d'examen théorique, certificat d'aptitude à la conduite, document d'identification.

Étape 3 : édition du permis

Retour au Centre de Gestion Intégrée avec les photocopies lisibles — originaux présentés — du document d'identification, du certificat d'aptitude à l'examen théorique, du ou des certificats d'aptitude à l'examen pratique, et de l'attestation d'enregistrement.

Les documents d'identité acceptés

C'est un point très concret, et une règle y surprend souvent.

Sont acceptés : la carte nationale d'identité, ou l'attestation d'identité accompagnée du récépissé d'enrôlement ; pour les ressortissants de la CEDEAO, la carte consulaire accompagnée de la carte nationale d'identité du pays d'origine ; la carte de réfugié ; la carte de résident pour les non-CEDEAO ; la carte diplomatique.

Et une mention explicite du manuel officiel : « les passeports ne sont pas acceptés ». Ne vous présentez pas avec votre seul passeport.

Une divergence sur le certificat médical

Le portail des services publics fait figurer le certificat médical d'aptitude à la conduite dans la liste des pièces. Le manuel de procédures du ministère des Transports, lui, ne le mentionne pas.

Les deux sources sont officielles et se contredisent. Par prudence, prévoyez-le : c'est une pièce peu coûteuse à obtenir, et son absence peut bloquer un dossier.

La grille complète des coûts

Tous les montants ci-dessous sont ceux du ministère des Transports, confirmés indépendamment par le portail des services publics.

Première délivrance

CatégorieEnregistrementÉditionTotal
A1 – A2 – A311 000 F7 500 F18 500 FCFA
B16 000 F7 500 F23 500 FCFA
CE21 000 F7 500 F28 500 FCFA
DE21 000 F7 500 F28 500 FCFA

À quoi s'ajoutent le permis AB à 24 000 FCFA et le permis ABCDE à 29 500 FCFA, tous deux annoncés avec un délai « d'un mois minimum ».

Attention : ces montants sont ceux de l'administration. Ils ne comprennent pas les frais de l'auto-école, qui sont libres et constituent en pratique l'essentiel du budget.

Les autres formalités

FormalitéCoût
Duplicata (perte, vol, détérioration)10 000 FCFA
Modification du permis10 000 FCFA
Renouvellement de la validité3 500 F d'examen + 10 000 F d'édition = 13 500 FCFA
Passage au format carte de crédit (permis d'avant juillet 2014)10 000 FCFA
Intégration d'un permis au format 3 volets ou non informatisé13 500 FCFA
Conversion d'un brevet militaire3 500 F + 20 000 F = 23 500 FCFA

Pour le renouvellement de validité, les pièces exigées sont : la pièce d'identité, l'original du permis à renouveler — ou un certificat de déclaration de perte —, une attestation de non-retrait en cas de perte, et une attestation d'authenticité si le permis ne figure pas dans la base de données unique.

Les formalités auprès de la Direction Générale des Transports Terrestres

DocumentCoûtDélai
Attestation de non-retrait du permis2 000 FCFA72 h
Relevé d'informations du permis10 000 FCFA48 h
Comparution devant la commission de retrait20 000 FCFA24 h

Elles se paient à la trésorerie principale du ministère des Transports, au Plateau, Immeuble le Général, 5e étage, et se traitent à la Cité administrative, Tour E.

Le permis de conduire international

Ce n'est pas un automobile club qui le délivre

Dans beaucoup de pays, c'est une association automobile habilitée qui délivre le permis international — la convention de Genève de 1949 le permet expressément à son article 24. Rien n'indique que ce mécanisme soit utilisé en Côte d'Ivoire.

Ici, la formalité passe par les Directions régionales et les Centres de Gestion Intégrée, opérés par Quipux Afrique, concessionnaire depuis 2014 du Système de Gestion Intégrée du transport routier, qui exploite un réseau de 30 centres et la base de données unique des conducteurs.

Si un intermédiaire vous propose un « permis international » hors de ce circuit, méfiez-vous.

Les pièces et le coût

À fournir :

  • une photocopie lisible du document d'identification en cours de validité, original présenté ;
  • une photocopie lisible du permis de conduire national ;
  • l'original de l'attestation d'authenticité du permis, si celui-ci ne figure pas dans la base de données unique.

Et une condition qui mérite d'être connue : « le permis de conduire international n'est délivré qu'aux catégories de permis de conduire en cours de validité au moment de la demande, sans obligation de renouvellement de la validité expirée de catégories ». Autrement dit, si votre catégorie C est périmée mais votre B valide, vous obtenez un international pour le B sans devoir régulariser le C.

Coût : 15 000 FCFA, selon la brochure du ministère des Transports. Délai : un jour.

Une divergence à signaler : le portail des services publics annonce 18 500 FCFA, mais sa page est horodatée « mis à jour le 08/11/2016 ». La brochure du ministère étant plus récente, nous retenons 15 000 FCFA — en vous invitant à faire confirmer le montant au guichet.

Sur quelles conventions il repose

Point que la plupart des articles se trompent : la Côte d'Ivoire est partie aux deux grandes conventions routières, et non à une seule.

ConventionStatut ivoirienValidité du permis international
Genève, 19 septembre 1949Succession le 8 décembre 19611 an à compter de la délivrance
Vienne, 8 novembre 1968Adhésion le 24 juillet 19853 ans, ou l'expiration du permis national si elle est antérieure

Le signe distinctif de la Côte d'Ivoire dans les deux conventions est CI.

Mais nous ne pouvons pas vous dire sur laquelle des deux le permis international ivoirien est établi — aucune source nationale ne le précise, et sa durée de validité n'est publiée nulle part. C'est une information importante que vous devrez demander au guichet.

Trois règles tirées des conventions elles-mêmes

Le permis international ne vit pas seul. Il n'est délivré qu'au titulaire d'un permis national, dont le numéro est porté sur le permis international, et il cesse d'être valable à l'expiration du permis national.

Il ne vaut pas chez vous. Les modèles annexés aux deux conventions sont explicites : le permis international n'est pas valable sur le territoire qui l'a délivré, et il cesse d'être valable dans un État si son titulaire y établit sa résidence normale. Un Ivoirien qui s'installe durablement à l'étranger devra convertir son permis, pas prolonger l'international.

L'âge peut être opposé. Un État peut refuser de reconnaître un permis international détenu par une personne de moins de 18 ans, et pour les catégories C, D et E, par une personne de moins de 21 ans.

Où il est reconnu en Afrique de l'Ouest

Les pays de la CEDEAO parties aux conventions, d'après le registre des Nations unies :

Convention de Vienne 1968 : Bénin, Cabo Verde, Côte d'Ivoire, Liberia, Niger, Nigeria, Sénégal. Le Ghana a signé en 1969 mais n'a jamais ratifié.

Convention de Genève 1949 : Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

Ne figurent dans aucune des deux : le Burkina Faso, la Guinée et la Guinée-Bissau.

La Côte d'Ivoire ne publie aucune liste des pays où son permis international est reconnu. Vérifiez auprès du pays de destination avant de partir.

Convertir un permis étranger en permis ivoirien

C'est la démarche la plus coûteuse de tout le catalogue, et elle se fait en deux temps, auprès de deux guichets différents. C'est exactement ce que les articles approximatifs manquent.

Temps 1 : l'autorisation d'échange, à la Direction Générale des Transports Terrestres

Pièces à fournir :

  • photocopie du permis étranger ;
  • attestation d'authenticité originale du permis étranger, délivrée par le pays émetteur ou par son ambassade ;
  • photocopie de la pièce d'identité ivoirienne, ou de la carte consulaire pour les ressortissants de la CEDEAO, ou de la carte de résident délivrée par l'ONECI, ou de la carte spéciale.

Coût : 10 000 FCFA, à payer à la trésorerie principale du ministère des Transports, Plateau, Immeuble le Général, 5e étage.

Délai : 48 heures.

Le dossier se traite à la Cité administrative, Tour E, 16e étage, porte 02. Une demande en ligne est possible, avec paiement par TresorPay.

Temps 2 : l'édition du permis ivoirien, au Centre de Gestion Intégrée

Pièces : photocopie lisible du document d'identification en cours de validité (original présenté), l'original du permis étranger, et l'original de l'autorisation d'échange obtenue au temps 1.

Coût : 3 500 FCFA d'examen + 85 000 FCFA d'édition = 88 500 FCFA. Délai : un jour.

Le total, et ce qu'il signifie

10 000 + 88 500 = 98 500 FCFA.

Mettez ce chiffre en regard des 23 500 FCFA d'un permis B obtenu sur place. Convertir coûte plus de quatre fois le prix de passer le permis en Côte d'Ivoire — frais d'auto-école mis à part.

Pour un expatrié ou un Ivoirien de retour, le calcul mérite d'être fait honnêtement : si vous êtes à l'aise au volant, repasser le permis sur place peut revenir moins cher que de convertir, tout en vous familiarisant avec le code local.

Traduction, légalisation, réciprocité

Aucune traduction assermentée n'est exigée, et aucune légalisation au-delà de l'attestation d'authenticité du pays émetteur ou de son ambassade. C'est plus simple que ce qu'on imagine souvent.

Aucune condition de réciprocité n'apparaît sur la page officielle de la Direction Générale des Transports Terrestres : la procédure est formulée sans restriction de pays d'origine. Seule l'attestation d'authenticité compte.

En sens inverse, pour échanger un permis ivoirien contre un permis français, le portail officiel français renvoie à une liste de réciprocité des pays hors Union européenne. Nous n'avons pas pu ouvrir ce document, et nous n'affirmons donc pas que la Côte d'Ivoire y figure. Vérifiez avant de fonder un projet dessus.

Le cas CEDEAO

Soyons précis, car c'est un sujet de confusion permanente.

Ce qui est établi : la carte consulaire d'un pays de la CEDEAO, accompagnée de la carte nationale d'identité du pays d'origine, est acceptée comme pièce d'identité pour les formalités du transport routier ivoirien, y compris pour la demande d'autorisation d'échange.

Mais cela concerne l'identité du demandeur, pas la reconnaissance du permis. Nous n'avons trouvé aucun texte établissant une reconnaissance mutuelle automatique des permis de conduire au sein de la CEDEAO. Le fait même que la Direction Générale des Transports prévoie une procédure d'échange payante ouverte aux ressortissants CEDEAO suggère l'inverse — mais c'est une déduction, pas un fait sourcé, et nous l'énonçons comme telle.

Ce que nous n'avons pas pu établir

Par honnêteté, voici les zones d'ombre.

La durée de validité du permis international ivoirien, et la convention sur laquelle il est établi.

La liste des pays où le permis international ivoirien est reconnu, qu'aucune autorité ivoirienne ne publie.

L'âge minimum de 16 ans pour la catégorie A1, qui circule partout sans source officielle.

Le combien de temps un étranger peut conduire en Côte d'Ivoire avec son permis d'origine avant de devoir l'échanger. Aucun délai n'est publié.

La date de lancement d'un « permis biométrique » ivoirien. Le mot « biométrique » n'apparaît sur aucune page officielle que nous ayons consultée. Ce qui est établi : la bascule vers le format carte de crédit date de juillet 2014, et la concession de Quipux Afrique également de 2014. Nous nous en tenons là.

Le texte intégral du décret n° 2016-864 portant code de la route : le lien de téléchargement officiel renvoie un fichier vide.

FAQ : le permis de conduire en Côte d'Ivoire

Combien coûte le permis de conduire en Côte d'Ivoire ?

Côté administration : 18 500 FCFA pour une moto, 23 500 FCFA pour un permis B, 28 500 FCFA pour un permis CE ou DE. Les frais d'auto-école, libres, s'y ajoutent et constituent l'essentiel du budget.

Les examens du code et de la conduite sont-ils payants ?

Non. Le portail des services publics indique un coût « néant » pour les deux examens, avec un délai d'un jour. Ce que vous payez, c'est l'enregistrement et l'édition du permis.

Mon permis B expire-t-il ?

Non, en pratique. La validité de 10 ans prévue pour les catégories A et B est, selon le ministère lui-même, « non encore appliquée » : le permis B « demeure permanent ». En revanche, les catégories C, D et E ont une validité réelle de 5 ans avant 45 ans, 3 ans de 45 à 60 ans, et 2 ans au-delà de 60 ans.

Puis-je utiliser mon passeport comme pièce d'identité ?

Non. Le manuel officiel du ministère précise expressément que « les passeports ne sont pas acceptés ». Présentez une carte nationale d'identité, une attestation d'identité avec récépissé d'enrôlement, une carte consulaire CEDEAO avec la CNI du pays d'origine, une carte de réfugié, de résident ou diplomatique.

Combien coûte un duplicata en cas de perte ?

10 000 FCFA.

Où demander un permis international en Côte d'Ivoire ?

Dans les Directions régionales et les Centres de Gestion Intégrée opérés par Quipux Afrique — pas auprès d'un automobile club, contrairement à ce qui se pratique dans d'autres pays. Coût : 15 000 FCFA, délai d'un jour.

Combien de temps mon permis international est-il valable ?

Nous ne pouvons pas vous le dire : aucune source ivoirienne ne le publie. La convention de Genève de 1949 prévoit un an, celle de Vienne de 1968 trois ans — et la Côte d'Ivoire est partie aux deux. Demandez-le au guichet.

Mon permis international est-il valable en Côte d'Ivoire ?

Non. Les deux conventions prévoient que le permis international n'est pas valable sur le territoire qui l'a délivré. Il cesse également d'être valable dans un pays où son titulaire établit sa résidence normale.

Combien coûte la conversion d'un permis étranger ?

98 500 FCFA au total : 10 000 FCFA pour l'autorisation d'échange auprès de la Direction Générale des Transports Terrestres, puis 88 500 FCFA pour l'édition du permis ivoirien au Centre de Gestion Intégrée. C'est plus de quatre fois le prix d'un permis B passé sur place.

Faut-il faire traduire son permis étranger ?

Non. Aucune traduction assermentée n'est exigée. Le seul document d'authentification requis est l'attestation d'authenticité délivrée par le pays émetteur ou par son ambassade.

Un permis d'un pays CEDEAO est-il reconnu automatiquement ?

Nous n'avons trouvé aucun texte l'établissant. La carte consulaire CEDEAO est acceptée comme pièce d'identité du demandeur, mais c'est différent de la reconnaissance du permis lui-même. La procédure d'échange payante reste applicable.

Faut-il un certificat médical ?

Les sources officielles se contredisent : le portail des services publics l'exige, le manuel du ministère ne le mentionne pas. Prévoyez-le par précaution — c'est peu coûteux, et son absence peut bloquer un dossier.

En résumé

  • 18 500 FCFA moto, 23 500 FCFA permis B, 28 500 FCFA CE ou DE, hors auto-école
  • Les deux examens sont gratuits
  • Permis A et B permanents en pratique ; C, D, E à validité réduite avec l'âge
  • Les passeports ne sont pas acceptés comme pièce d'identité
  • Duplicata 10 000 FCFA, renouvellement 13 500 FCFA
  • Permis international 15 000 FCFA, via les Centres de Gestion Intégrée, pas un automobile club
  • La Côte d'Ivoire est partie aux conventions de Genève 1949 ET de Vienne 1968
  • Conversion d'un permis étranger : 98 500 FCFA, en deux guichets
  • Aucune traduction assermentée exigée
  • Aucune reconnaissance automatique des permis CEDEAO documentée

Pour aller plus loin :

Sources : Ministère des Transports — brochure officielle « Permis de conduire » (documents et tarifs) ; Ministère des Transports — documents d'identification et composition des dossiers ; OSER — les différents permis de conduire (article 134 du décret n° 2016-864) ; OSER — passer le permis de conduire ; Ministère des Transports — durées de validité des catégories de permis ; DGTTC — autorisation d'échange du permis étranger en permis ivoirien ; DGTTC — Quipux Afrique, concessionnaire du système ; DGTTC — formalités du conducteur ; Nations unies — statut de la Convention de Genève du 19 septembre 1949 sur la circulation routière et son texte ; Nations unies — statut de la Convention de Vienne du 8 novembre 1968 sur la circulation routière et son texte, articles 41 et annexe 7 ; portail servicepublic.gouv.ci pour les fiches des catégories A, B, AB, C, D, du permis international et de l'échange de permis étranger (pages horodatées du 8 novembre 2016). Données de septembre 2026.