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Où Porter Plainte en Côte d'Ivoire : le Bon Guichet selon Votre Problème, et Pourquoi Personne ne Doit se Faire Justice
Se tromper de guichet, c'est perdre des mois. Une arnaque Mobile Money ne se traite pas au commissariat de quartier, un litige avec son opérateur n'arrive à l'ARTCI qu'après réclamation préalable, et une action commerciale est purement et simplement irrecevable si aucune conciliation n'a été tentée. Voici l'adresse exacte de chaque problème — et ce que le Code pénal prévoit pour celui qui décide de se faire justice lui-même.

La réponse courte. En Côte d'Ivoire, le guichet dépend du problème, et se tromper coûte des mois :
- Infraction pénale (vol, coups, escroquerie) : commissariat, brigade de gendarmerie, ou directement le procureur de la République par simple requête écrite
- Arnaque en ligne, Mobile Money, usurpation d'identité, vidéo intime : la PLCC, numéro vert 100 ou +225 27 22 48 97 77
- Litige entre commerçants : tribunal de commerce — mais la conciliation préalable est obligatoire sous peine d'irrecevabilité
- Conflit avec son employeur : inspection du travail obligatoire avant tout tribunal du travail
- Problème avec une administration : Médiateur de la République, numéro vert 800 00 920
- Opérateur télécom, internet, Mobile Money, données personnelles : ARTCI — après réclamation préalable auprès de l'opérateur
- Radio ou télévision : HACA. Presse écrite et sites d'info : ANP, et surtout le droit de réponse, gratuit, inséré sous 24 heures en ligne
- Avocat fautif : le Bâtonnier, pas le conseil de discipline
Et la règle qui commande tout le reste. L'article 88 du Code de procédure pénale autorise au citoyen exactement deux gestes face à un délinquant pris en flagrant délit : l'appréhender, et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche. Rien d'autre. Frapper, déshabiller, retenir, promener, brûler — chacun de ces actes est une infraction autonome, et certaines sont punies de l'emprisonnement à vie.
La règle que presque personne ne connaît
Commençons par là, parce que c'est le point qui sauve des vies.
Beaucoup d'Ivoiriens pensent qu'attraper un voleur en flagrant délit donne un droit sur lui. C'est faux, et le texte est limpide.
« Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche. » — Article 88 du Code de procédure pénale, loi n° 2018-975 du 27 décembre 2018
Lisez-le mot à mot. La loi vous autorise à appréhender et à conduire. Elle s'arrête là. Elle ne vous autorise pas à punir, à interroger, à corriger, ni à décider de ce que la personne mérite.
Et ce n'est pas un détail de forme. Dès que vous dépassez ces deux gestes, vous changez de statut : vous n'êtes plus un citoyen qui prête main-forte à la justice, vous devenez l'auteur d'une infraction. Les peines encourues sont examinées en détail plus bas, et elles sont lourdes.
Le tableau d'orientation
| Votre problème | Le bon guichet | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Vol, coups, escroquerie, menaces | Commissariat, gendarmerie, ou procureur de la République | Plainte directe au procureur possible par simple requête |
| Arnaque en ligne, faux cadeau Mobile Money, usurpation d'identité, vidéo intime diffusée | PLCC — 100 ou +225 27 22 48 97 77 | Conservez SMS, captures, références de transaction |
| Litige entre commerçants, impayé commercial | Tribunal de commerce d'Abidjan — 27 22 51 05 49 | Conciliation préalable obligatoire, sinon irrecevable |
| Licenciement, salaire impayé, conditions de travail | Inspection du travail | Passage obligatoire avant le tribunal du travail |
| Administration, mairie, service public qui bloque | Médiateur de la République — 800 00 920 | Intercesseur gracieux : il ne juge pas, il débloque |
| Opérateur télécom, internet, Mobile Money, données personnelles | ARTCI — consommateurs.artci.ci | Réclamation préalable obligatoire + garder sa référence |
| Radio, télévision, web-TV, web-radio | HACA — haca.ci | Saisine par tout intéressé, formulaire en ligne |
| Presse écrite, site d'information | ANP, et surtout le droit de réponse | Insertion gratuite, sous 24 h en ligne |
| Prix abusif, refus de facture, défaut d'affichage | Ministère du Commerce — Brigade de contrôle rapide | Les abus se dénoncent, l'administration le demande |
| Entente, abus de position dominante | Commission de la concurrence | Compétence partagée avec l'UEMOA |
| Avocat fautif | Le Bâtonnier | C'est lui qui enquête et décide du renvoi disciplinaire |
| Atteinte aux droits humains | CNDH | Pouvoir de recommandation, pas de pouvoir de juger |
La PLCC : le guichet de la cybercriminalité
C'est le recours le plus utile et le plus méconnu, à l'heure où la quasi-totalité des arnaques passe par le téléphone.
Contacts : numéro vert 100, ou +225 27 22 48 97 77.
Ce qu'elle traite réellement, avec des cas documentés
L'arnaque aux faux cadeaux Mobile Money. Un réseau a été démantelé en septembre 2026. Le mécanisme : un SMS annonce un cadeau — dans le cas déclencheur, 37 000 FCFA — et renvoie vers un faux lien imitant un service de paiement connu. La victime saisit ses informations, et trois transactions frauduleuses totalisant 584 480 FCFA partent de son compte. Au terme de l'enquête, la PLCC avait enregistré 503 plaintes pour ce seul réseau, et un préjudice estimé à 231 257 725 FCFA.
Retenez le chiffre : 503 personnes. Vous n'êtes jamais la seule victime, et c'est précisément l'accumulation des plaintes qui permet de remonter au réseau.
L'usurpation d'identité en ligne. Quelqu'un reprend votre photo, votre nom et votre numéro pour créer un faux profil et solliciter votre entourage. La PLCC a publiquement mis en garde contre cette pratique. Elle est réprimée par la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 : 1 à 5 ans d'emprisonnement et 5 à 10 millions FCFA d'amende.
La diffusion de vidéo intime. Un homme a été déféré au parquet pour avoir diffusé une vidéo intime de son ancienne compagne — enregistrement illégal et publication de données à caractère sexuel via un système d'information.
Ce cas mérite une précision juridique que beaucoup ignorent : avoir consenti à l'enregistrement ne vaut pas consentement à la diffusion. L'article 450-4 du Code pénal punit de 2 à 5 ans d'emprisonnement et de 3 à 6 millions FCFA d'amende celui qui diffuse un enregistrement de relations sexuelles, même obtenu avec l'accord de la personne, dès lors qu'elle n'a pas accepté qu'il soit rendu public. Et les peines sont portées au double si l'auteur est le conjoint, l'ex-conjoint, le concubin, l'ex-concubin ou un partenaire même occasionnel. La tentative est punissable.
La fraude sur carte bancaire. Un suspect a été déféré après la soustraction de 400 000 FCFA.
Les injures publiques et l'atteinte à l'image donnent également lieu à des interpellations régulières.
Le réflexe à avoir
Ne supprimez rien. Les SMS, les captures d'écran, les numéros émetteurs, les références de transaction et les identifiants de compte sont votre dossier. Une plainte accompagnée de pièces vaut infiniment mieux qu'un récit.
Une précision honnête : les montants cités plus haut sont des préjudices constatés, pas des sommes récupérées. Nous n'avons trouvé aucune donnée publiée sur les sommes effectivement restituées aux victimes. Portez plainte, mais ne considérez jamais un transfert comme récupérable.
Le procureur de la République : le guichet que l'on peut saisir directement
Beaucoup de gens croient devoir passer obligatoirement par un commissariat. C'est inexact.
Toute personne a le droit de porter plainte directement auprès du procureur de la République compétent, par une simple requête écrite. Vous pouvez donc écrire au procureur sans passer par la police.
Ce que le procureur fait de votre plainte
L'article 50 du Code de procédure pénale lui confie deux attributions : il reçoit les plaintes et dénonciations, et il apprécie la suite à leur donner.
Point important pour vos droits : s'il décide de ne pas donner suite, il doit vous aviser du classement. Un silence prolongé n'est pas une réponse régulière.
La plainte avec constitution de partie civile : attention à la consignation
C'est la voie qui déclenche une instruction. Elle a une condition financière que personne ne vous dira spontanément :
« La partie civile qui met en mouvement l'action publique doit, si elle n'a obtenu l'assistance judiciaire, et sous peine de non-recevabilité de sa plainte, consigner au greffe la somme présumée nécessaire pour les frais de la procédure. Cette somme est fixée par ordonnance du juge d'instruction. » — Article 109 du Code de procédure pénale
Deux conséquences pratiques. D'abord, le montant n'est pas tarifé : il est fixé au cas par cas par le juge d'instruction. Méfiez-vous de tout site qui vous annonce un chiffre. Ensuite, l'assistance judiciaire dispense de la consignation — si vos moyens sont limités, c'est la première chose à demander.
Canal numérique : la plateforme e-justice.ci propose un formulaire de plainte en ligne et publie ses tarifs d'actes — casier judiciaire de 2 500 à 10 000 FCFA, certificat de nationalité 2 500 FCFA, dans les deux cas majorés de 500 FCFA de frais de service.
Le tribunal de commerce : la conciliation d'abord, sinon rien
C'est le guichet où l'erreur de procédure est la plus brutale.
« La tentative de règlement amiable est obligatoire avant toute saisine du tribunal de commerce. » — Article 5 de la loi sur les juridictions de commerce
Et la sanction, à l'article 41 : « Si les parties n'ont entrepris aucune diligence en vue de parvenir à un règlement amiable, le tribunal déclare l'action irrecevable. »
Autrement dit : vous pouvez avoir parfaitement raison sur le fond et perdre sur la forme. Gardez la trace écrite de votre tentative de conciliation — c'est elle qui ouvre la porte du tribunal.
Les seuils qui décident de tout
| Montant du litige | Conséquence |
|---|---|
| 25 000 000 FCFA ou moins | Jugé en premier et dernier ressort — pas d'appel possible |
| Plus de 25 000 000 FCFA ou montant indéterminé | Premier ressort, appel possible devant la cour d'appel de commerce |
| Plus de 300 000 000 FCFA | Le président doit présider personnellement, sans délégation, sous peine de nullité |
Le seuil de 25 millions est décisif : en dessous, la décision est définitive. Préparez votre dossier en conséquence, parce qu'il n'y aura pas de seconde chance.
Une porte de sortie pour les particuliers
L'article 9 prévoit que, dans les actes mixtes — ceux qui lient un commerçant et un non-commerçant —, « la partie non commerçante demanderesse peut saisir les tribunaux de droit commun ». Si vous êtes un particulier en litige avec un commerçant, vous gardez le choix de la juridiction.
Des délais réellement encadrés
Le jugement doit intervenir dans un délai impératif de trois mois à compter de la première audience, prorogeable exceptionnellement d'un mois. Le juge rapporteur dispose de deux mois pour son ordonnance de clôture. Le délibéré est de quinze jours au maximum lorsque l'affaire est en état.
Contact : (+225) 27 22 51 05 49. Le tribunal siège à Cocody – 2 Plateaux, boulevard Latrille, entre BMW et le Carrefour Lycée Technique, en face de l'église Saint-Jacques, dans le prolongement de la Fondation Donwahi.
L'inspection du travail : un passage obligé
Même logique, et même piège.
« Tout différend individuel du travail est soumis, avant toute saisine du tribunal du travail, à l'inspecteur du travail et des lois sociales pour tentative de règlement amiable. » — Article 81.2 du Code du travail, loi n° 2015-532 du 20 juillet 2015
Un salarié qui porte son litige directement devant le tribunal du travail se heurte à cette exigence. L'inspection du travail est compétente, selon l'article 91.3, pour « toutes les questions intéressant, notamment, les conditions de travail, les rapports professionnels et l'emploi ».
Le Médiateur de la République : quand c'est l'administration qui bloque
Le Médiateur n'est pas un juge. La Constitution le définit comme « l'intercesseur gracieux entre l'Administration et les administrés » (article 165). Il est une autorité administrative indépendante et ne reçoit d'instruction d'aucune autorité. Son mandat est de six ans, non renouvelable.
Sa compétence couvre les différends de toute nature opposant l'administration publique aux administrés, ceux impliquant les collectivités territoriales, les établissements publics et tout organe investi d'une mission de service public, ainsi que les litiges opposant des personnes privées à des communautés urbaines ou rurales.
Comment le saisir — quatre canaux : le formulaire en ligne sur mediateur.ci, le courrier ou l'email, le téléphone, ou le dépôt physique en délégation. Un suivi de saisine en ligne existe.
- Numéro vert : 800 00 920
- Siège : Fondation Félix Houphouët-Boigny, Yamoussoukro — (+225) 27 30 61 80 80
- Permanence d'Abidjan : Cocody, boulevard de l'Université, près de l'INSAAC — (+225) 27 22 59 92 80
- Email : [email protected]
- Seize délégations régionales : Abidjan, Yamoussoukro, Bondoukou, Bouaké, Daloa, Dimbokro, Gagnoa, Guiglo, Duékoué, Korhogo, Man, Odienné, San-Pédro, Séguéla, Katiola, Touba, Ferkessédougou
Le Médiateur en fonction est Adama Toungara.
Une réserve que nous assumons : il est généralement affirmé qu'une réclamation écrite préalable auprès de l'administration concernée est exigée, et que certaines matières sont exclues. Ces conditions figureraient dans la loi organique prévue par l'article 169 de la Constitution, que nous n'avons pas pu consulter. Nous ne l'affirmons donc pas. Appelez le numéro vert pour vous faire confirmer les conditions avant de monter votre dossier.
L'ARTCI : télécoms, internet, Mobile Money et données personnelles
Le périmètre de la plateforme officielle est plus large qu'on ne le croit : téléphonie, internet, Mobile Money, données personnelles, activités postales.
La condition préalable, incontournable
La plateforme consommateurs.artci.ci l'affiche explicitement :
- Avoir fait une réclamation préalable auprès de votre opérateur, ou de l'entreprise qui traite vos données personnelles.
- Conserver la référence de cette réclamation, ou la preuve de la saisine.
Sans cette référence, votre dossier n'a pas de base. Le premier réflexe n'est donc pas d'écrire à l'ARTCI : c'est de réclamer auprès de l'opérateur et de noter le numéro de dossier qu'il vous communique.
Trois types de requêtes à ne pas confondre
- La plainte : un recours après une insatisfaction liée au traitement d'une réclamation par un opérateur.
- Le signalement ou alerte : une préoccupation « susceptible d'affecter un ensemble d'abonnés ou d'utilisateurs ». Une panne de réseau sur tout un quartier relève de là, pas de la plainte individuelle.
- La demande d'information.
Textes applicables : l'ordonnance n° 2012-293 du 21 mars 2012, la loi n° 2024-352 du 6 juin 2024 relative aux communications électroniques, et la loi n° 2013-450 sur la protection des données à caractère personnel.
Médias : le droit de réponse est votre meilleur recours
Si un journal ou un site vous met en cause, la procédure disciplinaire devant l'autorité de régulation est lente. Le droit de réponse est immédiat, gratuit et de droit.
Ce que dit la loi n° 2017-867 du 27 décembre 2017
« Toute personne citée dans un journal, un écrit périodique ou dans une production d'informations numériques peut exiger l'insertion d'une réponse si elle estime que l'écrit ou l'image qui la concerne est erroné, diffamatoire ou qu'il porte atteinte à son honneur, à sa réputation ou à sa dignité. » — Article 64
Les délais, article 66 — ce sont eux qui comptent :
| Support | Délai d'insertion |
|---|---|
| Quotidien | 3 jours à compter de la réception |
| Autre périodique | Le prochain numéro |
| Site d'information | 24 heures, maintenu en page d'accueil aussi longtemps que l'article incriminé |
L'insertion est gratuite (article 67). Votre réponse peut faire la longueur de l'article visé, sans excéder 200 lignes. Elle doit paraître au même emplacement, à la même page et dans les mêmes caractères. Et l'article 68 interdit au média d'y accoler le moindre commentaire dans l'édition qui la publie.
Le droit de réponse est ouvert aux personnes physiques comme morales, exercé par le représentant légal pour une société, par les parents ou le tuteur pour un mineur — et il reste ouvert à toute personne ayant un intérêt à agir lorsque l'atteinte concerne une personne décédée.
Qui régule quoi
Une confusion fréquente mérite d'être levée :
- La HACA régule l'audiovisuel : radio, télévision, web-TV, web-radio. Elle « peut être saisie à tout moment par tout intéressé » et peut aussi se saisir d'office (article 32 de la loi n° 2017-868). Formulaire en ligne sur haca.ci. Adresse : 236, rue Georges Kouamé, Cocody Deux-Plateaux 7e tranche. Téléphones : (+225) 27 22 419 660 et (+225) 27 22 522 125.
- L'ANP, Autorité nationale de la presse, régule la presse écrite et les productions d'informations numériques. Elle a été créée par l'article 40 de la loi n° 2017-867 et remplace l'ancien Conseil national de la presse, qui relevait de la loi de 2004 aujourd'hui abrogée — un point que beaucoup d'articles n'ont pas intégré. Son président est Bakary Sanogo.
Consommation et concurrence
Côté prix et pratiques commerciales, l'organe de terrain est la Brigade de contrôle rapide du ministère du Commerce, créée en octobre 2022. Son bilan donne la mesure du problème : sur 2 445 établissements visités, 1 758 ont été épinglés — soit 71,90 % — pour pratiques de prix illicites, vente sans facture et défaut d'affichage. Son commandant, Koffi Armand Alexandre, « exhorte les populations à dénoncer les abus constatés ».
Le Conseil national de lutte contre la vie chère, dirigé par Dr Ranie-Didice Bah-Koné, a lancé en juillet 2026 l'opération d'affichage des prix plafonnés dans les marchés, supermarchés et commerces de proximité sur l'ensemble du territoire.
Nous ne publions aucun numéro vert « vie chère » : un tel numéro est référencé par le ministère mais son numéro exact n'est pas publié, et nous refusons d'en inventer un.
La Commission de la concurrence traite les ententes illicites, les abus de position dominante et certaines pratiques de concurrence déloyale, dans le cadre des textes ivoiriens et de l'espace UEMOA. Elle mène des campagnes de sensibilisation en région — Korhogo et Ferkessédougou en septembre 2026. Sa procédure de saisine n'est pas publiée en ligne de façon consultable.
Ordres professionnels : écrire à la bonne autorité
Pour un avocat, la règle est claire et peu connue : vous écrivez au Bâtonnier, pas au conseil de discipline. L'article 69 du règlement intérieur du Barreau prévoit que le Bâtonnier, de sa propre initiative, à la demande du procureur général, ou sur la plainte de toute personne intéressée, procède à une enquête sur le comportement de l'avocat mis en cause — puis classe l'affaire ou prononce le renvoi devant le conseil de discipline.
Vos garanties de plaignant : la décision vous est notifiée dans le mois du prononcé (article 73). L'avocat doit avoir été entendu ou appelé au moins quinze jours à l'avance, les débats ne sont pas publics, et un recours est possible devant une juridiction paritaire d'appel qui statue dans un délai de deux mois.
Pour un médecin, le texte disciplinaire consulté confie la compétence de première instance au conseil départemental de l'Ordre, saisissable par le Conseil national, les syndicats de médecins, le ministre de la Santé, le préfet, le procureur de la République ou un médecin inscrit au tableau. Les sanctions vont de l'avertissement à la radiation du tableau, en passant par l'interdiction temporaire d'exercer la médecine, qui ne peut excéder trois années.
Deux réserves de méthode. D'une part, la rédaction de ce texte — « conseil départemental », « ministre de la Santé publique et de la Population » — suggère un texte ancien dont nous n'avons pas pu confirmer qu'il est toujours en vigueur. D'autre part, tel qu'il est rédigé, il ne prévoit pas de saisine directe par le patient. En pratique, le plus sûr est de passer par le Conseil national de l'Ordre ou par le procureur. Pour l'Ordre des architectes, nous n'avons trouvé aucun élément exploitable.
Le CNDH, Conseil national des droits de l'homme, créé par la loi n° 2018-900 du 30 novembre 2018, est une autorité administrative indépendante qui conseille, évalue et formule des recommandations. Il ne juge pas et ne condamne pas — c'est une distinction à avoir en tête avant de le saisir en espérant une sanction.
Pourquoi personne ne doit se faire justice
Nous abordons maintenant le point le plus grave, et il mérite d'être traité avec les textes sous les yeux plutôt qu'avec des bons sentiments.
Ce que la police rappelle elle-même
En juillet 2026, à Broukro, près de Bongouanou, trois présumés voleurs de motocyclettes de 20, 22 et 36 ans, surpris en flagrant délit, ont été menacés par une foule en colère. Le commissariat de Bongouanou est intervenu et les a soustraits à la vindicte. Ils ont reconnu les faits et devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes. La note d'information de la Direction générale de la Police nationale précisait :
« La police rappelle régulièrement aux populations la nécessité de renoncer à la justice populaire et de remettre toute personne suspectée d'une infraction aux forces de défense et de sécurité. »
En septembre 2026, à Agboville, le présumé auteur du meurtre d'une femme enceinte de huit mois a été pris à partie par des riverains et grièvement blessé. Les gendarmes ont dû l'exfiltrer pour éviter un lynchage, puis l'évacuer vers un établissement hospitalier.
Mesurez ce que cela signifie. La foule, en voulant punir, a failli détruire la procédure elle-même : un suspect mort ou inapte ne peut plus être jugé, et la famille de la victime perd sa chance de voir un tribunal établir la vérité et prononcer une peine. La vindicte ne rend pas justice aux victimes — elle la leur retire.
À Kodjan, près d'Akoupé, en juin 2025, un jeune homme a été « interrogé, violenté et déshabillé par des villageois en furie ». Trois qualifications pénales au moins s'appliquent à cette seule scène : violences volontaires, traitements dégradants, détention arbitraire.
Ce que risque celui qui frappe
Les peines ci-dessous sont celles du Code pénal, loi n° 2019-574 du 26 juin 2019, modifiée en 2021 et 2024.
Les violences volontaires (article 381) :
| Conséquence | Peine |
|---|---|
| La mort s'ensuit sans intention de la donner | 5 à 20 ans d'emprisonnement |
| Mutilation, amputation, cécité, infirmité permanente | 5 à 10 ans + 100 000 à 1 000 000 FCFA |
| Incapacité de travail supérieure à 10 jours | 1 à 5 ans + 100 000 à 1 000 000 FCFA |
| Incapacité de 10 jours ou moins, ou aucune | 1 mois à 1 an + 50 000 à 500 000 FCFA |
Même sans coup porté, la voie de fait — un acte « de nature à impressionner la victime ou lui causer un trouble » — coûte 15 jours à 6 mois d'emprisonnement et 100 000 à 1 000 000 FCFA (article 382).
Et le meurtre commis en bande est puni de l'emprisonnement à vie : l'article 380 retient cette peine notamment lorsque le meurtre « est commis par plusieurs personnes agissant en bande organisée », ou lorsque son auteur « commet des actes de torture ou de barbarie ». Un lynchage collectif coche les deux cases.
L'article 388 ajoute un piège que les foules ignorent : l'homicide et les coups volontaires « ne changent pas de nature lorsque la victime n'est pas la personne que l'auteur se proposait d'atteindre ». Dans une bousculade, celui qui atteint un passant est jugé comme s'il avait frappé sa cible.
Punir un suspect, c'est juridiquement de la torture
C'est le point le plus lourd de tout ce dossier, et il est rarement dit.
L'article 399 du Code pénal, modifié par la loi n° 2024-358 du 11 juin 2024, définit l'acte de torture comme le fait d'infliger volontairement des douleurs ou souffrances aiguës, physiques ou mentales, notamment pour obtenir des aveux, ou « pour punir d'un acte commis ou soupçonné d'avoir été commis ».
Relisez cette dernière phrase. Corriger quelqu'un parce qu'on le soupçonne d'avoir volé, ce n'est pas une correction : c'est la définition légale de la torture.
La peine est de 10 à 20 ans d'emprisonnement et de 500 000 à 5 000 000 FCFA d'amende. Elle devient l'emprisonnement à vie s'il en résulte une infirmité permanente ou si la mort s'ensuit. Le même article précise que « l'ordre de commettre un acte de torture est manifestement illicite » — personne ne peut donc se retrancher derrière une consigne reçue, fût-elle d'un chef ou d'un responsable de quartier.
En dessous : les traitements inhumains (souffrances physiques ou mentales graves) sont punis de 1 à 5 ans et de 300 000 à 3 000 000 FCFA ; les traitements dégradants — ceux qui humilient et portent atteinte à la dignité, comme déshabiller quelqu'un en public — de 6 mois à 2 ans et de 100 000 à 1 000 000 FCFA.
Retenir quelqu'un chez soi est un délit
L'article 434 vise « quiconque, sans ordre des autorités légitimes et hors les cas où la loi ordonne de saisir les auteurs d'infractions, arrête, détient ou séquestre une ou plusieurs personnes ». Peine : 5 à 10 ans d'emprisonnement et 500 000 à 5 000 000 FCFA. La tentative est punissable.
La réserve « hors les cas où la loi ordonne de saisir les auteurs d'infractions » renvoie exactement à l'article 88 du Code de procédure pénale cité en ouverture. Elle couvre le fait d'appréhender et de conduire à l'officier de police judiciaire — elle ne couvre pas le fait de garder. Retenir un suspect dans une cour, une boutique ou un local de quartier au lieu de le conduire au commissariat, c'est l'article 434.
Les peines montent à 5 à 20 ans si la séquestration dépasse un mois ou s'accompagne de menaces de mort ou de violences, et à l'emprisonnement à vie si les personnes séquestrées ont été soumises à des actes de torture (article 435). À l'inverse, l'article 436 atténue la peine à 1 à 5 ans pour celui qui rend la liberté avant le dixième jour accompli, s'il n'est pas encore poursuivi.
Regarder n'est pas une position neutre
Deux articles visent celui qui ne fait rien.
L'article 302 punit de 3 mois à 5 ans et de 300 000 à 3 000 000 FCFA quiconque, pouvant empêcher par son action immédiate et sans risque pour lui-même ou pour des tiers, un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle, s'abstient volontairement de le faire.
L'article 303 punit de 1 mois à 3 ans celui qui, connaissant un crime ou un délit tenté ou consommé, n'a pas averti aussitôt les autorités alors qu'il était encore possible d'en prévenir ou d'en limiter les effets. Cette obligation ne s'applique pas au conjoint, aux parents et alliés jusqu'au quatrième degré, au concubin, ni à une personne en situation de dépendance.
Et l'article 391 punit de 3 mois à 5 ans l'omission de porter secours à une personne en péril, avec des peines doublées pour celui qui a une obligation professionnelle ou contractuelle d'assister.
« Je n'ai fait que regarder » n'est donc pas une position neutre en droit ivoirien.
L'attroupement lui-même est réprimé
Un rassemblement est armé dès lors qu'une seule des personnes présentes porte une arme. Rester dans un attroupement non armé après la première sommation coûte 2 mois à 1 an et 100 000 à 1 000 000 FCFA ; porter une arme dans un attroupement, 6 mois à 3 ans, et 1 à 5 ans si l'attroupement est dispersé par la force. Celui qui demeure après la deuxième sommation peut en outre être condamné à réparer sur ses deniers les dommages causés par l'attroupement.
Provoquer un attroupement armé, quand la provocation est suivie d'effet, est puni de 1 à 5 ans et de 300 000 à 3 000 000 FCFA. Le message qui circule sur WhatsApp pour appeler à « régler ça entre nous » tombe dans ce champ.
Accuser faussement est aussi une infraction
L'article 446 définit la dénonciation calomnieuse comme la dénonciation intentionnellement mensongère d'un fait faux, susceptible d'exposer la personne visée à une sanction administrative, à une sanction de son employeur ou à des poursuites. Peine : 1 à 5 ans et 100 000 à 1 000 000 FCFA.
Rassurez-vous toutefois : porter plainte et perdre n'est pas une dénonciation calomnieuse. L'infraction suppose le caractère intentionnellement mensonger, et les poursuites ne peuvent être engagées qu'après une relaxe, un acquittement, un non-lieu ou un classement. N'hésitez donc pas à porter plainte de bonne foi.
Cet article éclaire aussi une pratique dénoncée publiquement. En juin 2026, le préfet d'Issia, Seka Fidèle, a rappelé que le « port du cercueil » — ce rite funéraire par lequel des porteurs désignent la personne supposée avoir causé un décès par des pratiques occultes — est interdit et expose ses auteurs à des sanctions pénales. Il a souligné que cette pratique est souvent à l'origine de tensions communautaires, « avec des accusations sans fondement, des actes de violence et parfois des lynchages ».
Où s'arrête la légitime défense
Un mot, enfin, sur l'argument le plus souvent invoqué.
L'article 97 admet la légitime défense lorsque les faits sont commandés par la nécessité actuelle de se défendre, ou de défendre autrui ou un bien, contre une attaque injuste, à trois conditions cumulatives : que l'attaque ne puisse être écartée autrement, que la défense soit concomitante, et qu'elle soit proportionnée.
L'article 98 y ajoute une présomption en faveur de celui qui repousse, pendant la nuit, l'escalade ou l'effraction d'une maison habitée, ou qui se défend contre des vols ou pillages exécutés avec violence.
Le mot décisif est concomitante. Un voleur déjà maîtrisé n'attaque plus. Un suspect retrouvé quelques heures après les faits n'attaque plus. Dans les deux cas, la légitime défense ne s'applique pas — et ce qui suit relève des articles 381, 399 ou 434.
C'est toute la différence entre se défendre, ce que la loi protège, et se venger, ce qu'elle punit.
FAQ : porter plainte en Côte d'Ivoire
Puis-je porter plainte directement chez le procureur sans passer par la police ?
Oui. Toute personne a le droit de porter plainte directement auprès du procureur de la République compétent, par une simple requête écrite. Le procureur reçoit la plainte et apprécie la suite à lui donner ; s'il classe l'affaire, il doit vous en aviser.
Que faire en cas d'arnaque Mobile Money ou en ligne ?
Saisir la PLCC au numéro vert 100 ou au +225 27 22 48 97 77, en conservant tous les SMS, captures d'écran, numéros émetteurs et références de transaction. Vous n'êtes probablement pas la seule victime : dans une affaire de 2026, 503 plaintes ont permis de démanteler un réseau unique.
Mon ex a diffusé une vidéo intime, est-ce punissable même si j'avais accepté le tournage ?
Oui. L'article 450-4 du Code pénal punit de 2 à 5 ans d'emprisonnement et de 3 à 6 millions FCFA la diffusion d'un enregistrement de relations sexuelles, même obtenu avec votre consentement, dès lors que vous n'avez pas consenti à sa diffusion. Les peines sont doublées lorsque l'auteur est un conjoint, ex-conjoint, concubin ou partenaire même occasionnel.
Puis-je saisir directement le tribunal de commerce ?
Non. La tentative de règlement amiable est obligatoire, et le tribunal déclare l'action irrecevable si aucune diligence n'a été entreprise en ce sens. Conservez la trace écrite de votre tentative.
Mon litige commercial porte sur 15 millions FCFA, puis-je faire appel ?
Non. En dessous de 25 000 000 FCFA, le tribunal de commerce statue en premier et dernier ressort : la décision est définitive. Au-delà, l'appel est possible devant la cour d'appel de commerce.
Puis-je aller directement au tribunal du travail contre mon employeur ?
Non. Tout différend individuel du travail doit être soumis à l'inspecteur du travail pour tentative de règlement amiable avant toute saisine du tribunal du travail (article 81.2 du Code du travail).
Combien coûte une plainte avec constitution de partie civile ?
Le montant de la consignation n'est pas tarifé : il est fixé au cas par cas par ordonnance du juge d'instruction, et son défaut rend la plainte irrecevable. Si vos moyens sont limités, demandez l'assistance judiciaire, qui en dispense.
Mon opérateur télécom me facture à tort, que faire ?
D'abord réclamer auprès de l'opérateur et conserver la référence du dossier. Ce n'est qu'ensuite, et muni de cette référence, que vous pouvez saisir l'ARTCI sur consommateurs.artci.ci. La plateforme couvre aussi internet, le Mobile Money, les données personnelles et les services postaux.
Un site d'information a publié une fausse information sur moi, quel est le recours le plus rapide ?
Le droit de réponse. Il est gratuit, et le site doit l'insérer dans les 24 heures, en page d'accueil aussi longtemps que l'article incriminé y est resté. Pour un quotidien, le délai est de trois jours. Le média n'a pas le droit d'y accoler un commentaire dans la même édition.
Je ne suis pas satisfait de mon avocat, à qui écrire ?
Au Bâtonnier, qui enquête puis classe l'affaire ou la renvoie devant le conseil de discipline. La décision doit vous être notifiée dans le mois du prononcé.
J'ai attrapé un voleur en flagrant délit, qu'ai-je le droit de faire ?
Deux choses, et deux seulement : l'appréhender et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche (article 88 du Code de procédure pénale). Le frapper relève des violences volontaires, le punir pour un acte soupçonné relève de la torture (article 399), et le garder au lieu de le conduire relève de la séquestration (article 434, 5 à 10 ans).
Si j'assiste à un lynchage sans y participer, suis-je en danger juridiquement ?
Oui. L'article 302 du Code pénal punit de 3 mois à 5 ans quiconque pouvait empêcher, par son action immédiate et sans risque pour lui-même, un crime ou un délit contre l'intégrité corporelle, et s'en est volontairement abstenu. L'article 303 punit de 1 mois à 3 ans le fait de ne pas avertir aussitôt les autorités.
La légitime défense couvre-t-elle le fait de corriger un voleur ?
Non. La légitime défense exige que la riposte soit concomitante à une attaque actuelle et proportionnée. Un voleur déjà maîtrisé ou retrouvé plus tard n'attaque plus : il n'y a plus de légitime défense, et les coups portés deviennent une infraction à part entière.
Si je porte plainte et que la personne est relaxée, puis-je être poursuivi pour dénonciation calomnieuse ?
Non, pas du seul fait de perdre. L'infraction suppose une dénonciation intentionnellement mensongère portant sur un fait faux. Portez plainte de bonne foi sans crainte.
En résumé
- Article 88 du Code de procédure pénale : appréhender et conduire à l'OPJ, rien de plus
- PLCC au 100 pour tout ce qui passe par le téléphone ou internet
- Procureur saisissable directement par simple requête écrite
- Conciliation obligatoire avant le tribunal de commerce, inspection du travail obligatoire avant le tribunal du travail
- 25 millions FCFA : en dessous, la décision commerciale est sans appel
- ARTCI : réclamation préalable à l'opérateur et garder la référence
- Droit de réponse gratuit sous 24 h en ligne : le recours média le plus efficace
- Médiateur au 800 00 920 quand c'est l'administration qui bloque
- Punir un suspect = torture, 10 à 20 ans, à vie si mort s'ensuit
- Le retenir = séquestration, 5 à 10 ans
- Regarder sans agir expose à 3 mois – 5 ans
Un dernier mot. Chercher le bon guichet demande de la patience, et l'on comprend la tentation d'aller plus vite autrement. Mais remettre un suspect aux forces de l'ordre n'est pas une faiblesse : c'est la seule voie qui aboutit à une condamnation, à une réparation, et qui protège celui qui a été lésé d'en devenir à son tour l'accusé.
Pour aller plus loin :
- Comment retrouver sa pièce perdue en Côte d'Ivoire
- Acheter un terrain en Côte d'Ivoire : litiges, ACD et faux vendeurs
- Assurance auto en Côte d'Ivoire : garanties et compagnies
- Créer une entreprise en Côte d'Ivoire : guide CEPICI
- La naturalisation en Côte d'Ivoire : procédure légale
Sources : loi n° 2018-975 du 27 décembre 2018 portant Code de procédure pénale (articles 30, 50, 88, 107, 109), modifiée par la loi n° 2022-192 du 11 mars 2022 ; loi n° 2019-574 du 26 juin 2019 portant Code pénal (articles 97 à 101, 191 à 194, 203, 302, 303, 378 à 391, 399 à 402, 434 à 436, 444 à 446, 449, 450-1 à 450-5), modifiée par les lois n° 2021-893 du 21 décembre 2021 et n° 2024-358 du 11 juin 2024 ; loi n° 2015-532 du 20 juillet 2015 portant Code du travail (articles 81.2 et 91.3) ; loi relative aux juridictions de commerce (articles 5, 9, 10, 11, 41, 43, 44, 45) ; loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité, modifiée par la loi n° 2023-593 du 7 juin 2023 ; loi n° 2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la presse (articles 40, 41, 64 à 68), modifiée par la loi n° 2022-978 du 20 décembre 2022 ; loi n° 2017-868 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la communication audiovisuelle (article 32) ; loi n° 2018-900 du 30 novembre 2018 portant création du CNDH ; loi n° 2024-352 du 6 juin 2024 relative aux communications électroniques ; Constitution ivoirienne, articles 165 à 169 ; règlement intérieur du Barreau de Côte d'Ivoire (articles 68 à 75) ; Médiateur de la République — saisine et délégations régionales ; ARTCI — plateforme consommateurs ; HACA — saisir la HACA ; CNDH ; e-Justice Côte d'Ivoire ; AIP — la PLCC démantèle un réseau d'arnaque aux faux cadeaux Mobile Money, 25 septembre 2026 ; AIP — la PLCC met en garde contre l'usurpation d'identité en ligne, 6 novembre 2025 ; AIP — la PLCC interpelle un individu pour diffusion d'une vidéo intime, 14 août 2026 ; AIP — trois présumés voleurs de motos sauvés d'un lynchage par la police à Bongouanou, 12 juillet 2026 ; AIP — Agboville, le présumé auteur du meurtre de la femme enceinte pris à partie par des riverains, 24 septembre 2026 ; AIP — la pratique du « port du cercueil » dénoncée par le préfet d'Issia, 8 juin 2026 ; AIP — un jeune travesti échappe à un lynchage à Kodjan, 29 juin 2025 ; AIP — la Brigade de contrôle rapide appelle à la coopération des consommateurs, 26 janvier 2025 ; AIP — le CNLVC lance l'opération d'affichage des prix plafonnés, 30 juillet 2026 ; AIP — la Commission de la concurrence sensibilise les acteurs du Poro, 9 septembre 2026 ; AIP — Bakary Sanogo nommé président de l'Autorité nationale de la presse, 5 juillet 2026. Données au 25 septembre 2026.