sante

Se Soigner en Côte d'Ivoire 2026 : la CMU à 1 000 FCFA par Mois, les 5 CHU, et Pourquoi Aucun Tarif Hospitalier n'est Publié

La CMU coûte 1 000 FCFA par personne et par mois, laisse 30 % à votre charge, et couvre déjà 21 millions de personnes. Mais quand vous arrivez à l'hôpital, personne ne peut vous dire à l'avance ce que vous allez payer : aucune grille tarifaire publique n'existe en Côte d'Ivoire, et l'État lui-même a dû commander une étude en 2025 pour connaître le coût réel des actes. Voici ce qui est documenté, et ce qui ne l'est pas.

La réponse courte. La Couverture Maladie Universelle coûte 1 000 FCFA par personne et par mois. Elle prend en charge 70 % du coût des actes et des médicaments du panier de soins, les 30 % restants étant le ticket modérateur que vous réglez sur place. Il faut un mois de cotisation avant l'ouverture des droits. Pour les personnes démunies, un régime d'assistance médicale assure la même couverture gratuitement.

Le pays compte cinq CHU — Cocody, Treichville, Yopougon, Angré et Bouaké — et un sixième de 600 lits est en construction à Abobo, échéance fixée à fin décembre 2026.

Mais il faut dire une chose que personne n'écrit : aucune grille tarifaire des actes hospitaliers publics n'est publiée en Côte d'Ivoire. Ce n'est pas une lacune de recherche. L'État lui-même a dû commander une étude des coûts des actes de santé, menée de mars à décembre 2025, pour établir ce que coûtent réellement les soins dans les établissements publics, privés et confessionnels.

La CMU, concrètement

C'est le dispositif central, et il est largement déployé.

ÉlémentRègle
Cotisation1 000 FCFA par personne et par mois
Prise en charge70 % par la CNAM
Ticket modérateur30 % à votre charge, payés sur place
Délai de carence1 mois de cotisation avant ouverture des droits
EnrôlementGratuit, carte gratuite

Deux régimes, et il faut savoir lequel vous concerne

Le régime général de base est contributif : c'est le dispositif à 1 000 FCFA par mois.

Le régime d'assistance médicale est entièrement gratuit, pris en charge à 100 % par l'État. Il vise les personnes indigentes identifiées par enquête sociale, les pupilles de l'État, les pensionnaires d'orphelinats et les détenus. Si vous relevez de cette catégorie, vous ne payez rien — ni cotisation, ni, dans ce cadre, le ticket modérateur.

Un cas particulier mérite d'être connu : les planteurs membres du Conseil Café-Cacao sont couverts à 100 % à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Qui paie quoi

Salariés du privé : la cotisation est partagée 50/50 entre l'employeur et le salarié, et collectée par la CNPS. L'employeur couvre le salarié, son conjoint et jusqu'à six enfants de moins de 21 ans. Au-delà de six enfants, le salarié paie seul les suivants.

Fonctionnaires : précompte direct sur la solde. Les retraités passent par la CGRAE.

Secteur agricole et informel : collecte via la CNPS, les mutuelles, les coopératives, les assurances, les banques ou le paiement électronique. On peut payer par Orange Money, MTN Money, Moov Money, Wave, en banque ou à la poste.

Ce que couvre le panier de soins

Consultations de médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers et sages-femmes ; médicaments ; actes chirurgicaux ; examens de laboratoire et d'imagerie ; soins dentaires ; hospitalisations ; transfusions ; soins paramédicaux. Le panier compte 919 présentations de médicaments correspondant à 372 molécules.

Onze spécialités sont garanties : chirurgie digestive, dermatologie, gynéco-obstétrique, ophtalmologie, maladies infectieuses, odontologie, ORL, pédiatrie, pneumologie, stomatologie et traumato-orthopédie.

Une réserve importante et peu connue : cette garantie par spécialités s'applique « sauf pathologies chroniques ». C'est une limite majeure pour les personnes atteintes de diabète, d'insuffisance rénale ou de cancer. Nous n'avons trouvé aucun document public précisant comment les pathologies chroniques sont traitées dans le dispositif — c'est une question à poser directement à la CNAM avant de compter sur la CMU pour une maladie au long cours.

Où en est le déploiement

Indicateur Valeur
Personnes enrôlées plus de 21 millions
Cartes distribuées près de 10 millions
Centres de santé où la CMU fonctionne 3 325
Pharmacies privées servant la CMU plus de 600
Taux de couverture de la population 75 %
Dépenses mensuelles du dispositif 100 à 700 millions FCFA

L'écart entre 21 millions d'enrôlés et 10 millions de cartes distribuées mérite d'être noté : une personne enrôlée sur deux n'a pas encore sa carte en main. Vous pouvez vérifier la disponibilité de la vôtre sur macartecmu.ci.

L'effet sur le terrain est réel et mesurable. À l'hôpital général de Danané, le nombre d'usagers CMU est passé de 330 en 2022 à 4 165 en 2025.

Comment s'enrôler

L'enrôlement est gratuit et se fait dans les hôpitaux, les mairies, les sous-préfectures et les sites dédiés. Il faut une pièce d'identité — CNI, passeport, attestation d'identité ou permis de conduire. Pour les moins de 18 ans : extrait de naissance ou carte scolaire. Pour les non-nationaux : carte consulaire ou titre de séjour.

Numéro vert CMU : 800 00 900. Ligne nationale santé gratuite : 143.

Les cinq CHU du pays

CHULocalisationCapacitéÀ retenir
TreichvilleTreichville, 42 hectares, 101 bâtiments658 lits32 services, 14 blocs opératoires, scanner 64 barrettes. Centre national de référence des « soins kangourou »
CocodyBoulevard de l'Université~596 lits30 spécialités. Pôle gynéco-obstétrique et pédiatrique de 153 lits ouvert en 2023
YopougonYopougonNon publiéeFermé pour réhabilitation depuis septembre 2019. Blocs opératoires portés de 7 à 32, urgences de 12 à 32 lits
AngréCocody-Angré, 4,5 hectares177 litsLe plus récent (2017). IRM 1,5 Tesla et scanner 64 barrettes
BouakéRoute de l'aéroport, 23 hectaresNon publiéeSeul CHU hors d'Abidjan. 25 spécialités, laboratoire de diagnostic moléculaire, centre d'oncologie

Le sixième arrive. Le futur CHU d'Abobo, d'une capacité de 600 lits, affichait un avancement physique global de 42 % en septembre 2026, avec un gros œuvre à 90 % et une échéance fixée à fin décembre 2026. Ce sera le plus grand CHU du pays en nombre de lits.

Le chantier de Yopougon reste le point noir. Fermé depuis septembre 2019, il a fait l'objet d'une visite ministérielle en janvier 2026 au cours de laquelle le ministre a réclamé un plan d'action d'urgence sous une semaine, en donnant la priorité à l'imagerie. Sa réouverture complète n'était pas datée à la rédaction de cet article.

Une précision de vocabulaire utile depuis la réforme de 2022 : les anciens CHR et hôpitaux généraux sont désormais désignés comme EPHR (établissement public hospitalier régional) et EPHD (départemental).

Le vrai problème : personne ne peut vous dire ce que vous allez payer

C'est le constat le plus frappant de ce dossier, et il mérite d'être posé sans détour.

Il n'existe aucune grille tarifaire des actes de santé publics accessible au public. Ni arrêté consultable, ni barème ministériel, ni page officielle. Nous avons cherché.

Et ce n'est pas un défaut de publication : c'est que le référentiel lui-même n'existait pas. Le ministère de la Santé a conduit du 23 mars au 12 décembre 2025 une « Étude des coûts des actes de santé en Côte d'Ivoire », dont les résultats ont été présentés le 19 décembre 2025. L'objectif annoncé était de « mieux connaître les coûts réels des actes de santé dans les établissements publics, privés et confessionnels » afin d'orienter la politique de tarification et d'appuyer la CMU.

Qu'une telle étude ait été nécessaire en 2025 en dit long. Les résultats, eux, ne sont pas publiés en ligne.

Conséquence pratique pour vous : avant une intervention programmée, demandez un devis écrit à l'établissement. C'est la seule façon d'éviter la mauvaise surprise, et aucun article ne pourra se substituer à cette démarche.

Un piège à éviter absolument

Des tarifs d'imagerie circulent en ligne, présentés comme ivoiriens et attribués à un « arrêté interministériel n° 253 du 4 avril 2019 » : IRM à 200 000 ou 230 000 FCFA, scanner à 80 000 ou 90 000 FCFA.

Ces chiffres ne sont pas ivoiriens. Ils proviennent d'un document du Centre Hospitalier International de Calavi, au Bénin. Nous les mentionnons uniquement pour que vous ne les preniez pas pour argent comptant si vous les croisez.

Les seuls tarifs réellement publiés

Un seul établissement du pays publie sa grille : l'Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, structure privée à but non lucratif avec mission de service public.

ActeTarif
Consultation généraliste12 000 FCFA
Consultation spécialiste14 000 FCFA
Consultation aux urgences16 000 FCFA
Échographie standard20 000 FCFA
Échographie spécialisée30 000 FCFA
Scanner (une zone)60 000 FCFA
IRM (une zone)140 000 FCFA
Accouchement normal255 000 FCFA
Césarienne650 000 FCFA
Chambre particulière, la nuit40 000 FCFA

À manier avec précaution : cet établissement n'est ni le public, ni le privé commercial. Ses tarifs donnent un ordre de grandeur, pas une référence nationale. Aucune clinique privée d'Abidjan — PISAM, Farah, Avicennes, Polyclinique des Deux Plateaux — ne publie les siens.

Ce que la gratuité couvre réellement

La gratuité ciblée existe toujours, mais sous une forme qui a évolué vers la CMU. Voici ce qui est documenté officiellement :

  • Centres de santé ruraux : l'État a pris en charge 100 % des soins — consultations, actes infirmiers, médicaments — dans le cadre d'une mesure annoncée jusqu'au 31 août 2025
  • Planification familiale : les actes, les intrants et les médicaments deviennent gratuits à compter du 1er octobre 2026 dans tous les centres de santé publics
  • Diabète et hypertension non compliqués : consultations et examens pris en charge à 70 %, médicaments à 33 %
  • Secteur informel enrôlé à la CMU : soins et médicaments du panier couverts sans cotisation dans les établissements publics, au titre d'une mesure dérogatoire

Ce que nous n'avons pas trouvé, et que nous n'affirmerons donc pas : la liste limitative des actes gratuits en maternité et pédiatrie, et le statut exact de la gratuité des urgences et du traitement du paludisme. Ces gratuités sont souvent évoquées ; nous n'avons trouvé aucun texte public les établissant dans leur état actuel. Avant de compter dessus, appelez le 143.

La dialyse : l'exemple qui montre tout

C'est le domaine où les données publiques sont les plus complètes, et où l'écart public-privé est le plus spectaculaire.

SecteurCoût d'une séance
Public1 750 FCFA
Privé65 000 à 100 000 FCFA

Un rapport de 1 à 40 à 57. Le tarif public est passé de 2 500 à 1 750 FCFA en 2012 et n'a pas bougé depuis, l'État couvrant la différence.

Pour un patient qui dialyse trois fois par semaine, cela représente environ 273 000 FCFA par an dans le public, contre plusieurs millions dans le privé.

Le réseau s'est considérablement étendu :

Indicateur 2011 2025
Centres d'hémodialyse 3 18
Générateurs 35 241
Patients pris en charge 280 1 400

Le 20e centre a été inauguré à Agboville le 5 juin 2026 : dix générateurs, réserve d'eau de 16 000 litres, groupe électrogène de secours, station de traitement d'eau. Il dessert l'Agnéby-Tiassa, la Mé et le Sud-Comoé. Les autres villes équipées sont Abidjan, Aboisso, Adzopé, Bouaké, Daloa, Gagnoa, Korhogo, Man et Yamoussoukro.

Mais la demande dépasse encore largement l'offre. On recense environ 12 000 nouveaux cas d'insuffisance rénale par an, dont 1 200 arrivent au stade terminal, pour 1 400 patients dialysés. En mars 2025, 2 856 patients étaient en attente, dont 747 en liste d'attente active — et la mortalité en liste d'attente était estimée à 48 %.

Une attention particulière s'impose sur un point : la dialyse relève des pathologies chroniques, explicitement hors de la garantie par spécialités du panier CMU. Nous n'avons trouvé aucun document précisant la prise en charge de la dialyse par la CMU. C'est une question à poser directement avant de compter dessus.

Côté greffe, la première transplantation rénale a eu lieu en 2012 à l'Institut de Cardiologie d'Abidjan, avec une trentaine de greffes réussies à la mi-2017 et 92 donneurs enregistrés en mars 2025. Le don est limité au donneur vivant dans le cercle familial, et le coût annoncé se situe entre 12 et 13 millions FCFA.

Le cancer en chiffres

Les données les plus solides proviennent de GLOBOCAN, le programme de l'agence de l'OMS pour la recherche sur le cancer, dans son édition 2024.

Indicateur Valeur
Nouveaux cas par an 20 402
Décès par an 12 710
Prévalence à 5 ans 37 794 cas
Risque de développer un cancer avant 75 ans 12,0 %

Les cinq cancers les plus fréquents : sein 4 845 cas (23,7 %), prostate 2 632 (12,9 %), col de l'utérus 2 540 (12,4 %), foie 1 696 (8,3 %), colorectal 1 132 (5,5 %).

Chez la femme, sein et col de l'utérus représentent à eux seuls 62 % des cas. Ce sont deux cancers largement dépistables, ce qui explique l'orientation des campagnes nationales.

Les structures de prise en charge :

Le Centre National d'Oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara, derrière le CHU de Cocody, a été inauguré le 18 décembre 2017 pour un investissement de 13,6 milliards FCFA. Il traite 160 à 200 patients par jour et dispose d'une radiothérapie externe avec modulation d'intensité.

Nouveauté majeure : l'Institut Européen de Cancérologie a été inauguré le 25 juin 2026 à Bingerville. C'est le premier centre privé d'oncologie du pays, avec radiothérapie et chimiothérapie. Sur les tarifs, la communication officielle se limite à des coûts « significativement inférieurs aux tarifs pratiqués en Europe » — aucun montant n'est publié.

Les campagnes nationales, avec leurs dénominations exactes ivoiriennes : Janvier Sarcelle pour le col de l'utérus, Avril Bleu pour la prostate, Septembre en Or pour les cancers de l'enfant. Attention à ne pas transposer le calendrier français : en Côte d'Ivoire, c'est bien Avril Bleu, et non Mars Bleu.

Le pays s'est doté d'un plan national d'élimination du cancer du col de l'utérus à l'horizon 2030, articulé autour de la vaccination HPV, du dépistage systématique et du traitement, et a acquis sa première unité mobile de mammographie en mars 2026.

Ce qui n'est pas public : le coût d'une chimiothérapie, d'une séance de radiothérapie ou d'une consultation au centre national. Aucune source ne les publie.

L'imagerie médicale : où sont les machines

Le pays comptait, en novembre 2024, 11 IRM et 19 scanners dans les hôpitaux publics, quatre scanners supplémentaires étant en déploiement. Trois IRM ont été livrées fin octobre 2024 pour les CHU de Cocody, Treichville et Angré — plus de 32 tonnes d'équipement acheminées depuis les États-Unis avec l'appui de la Banque mondiale.

Le plan national de développement sanitaire recensait par ailleurs, tous secteurs confondus, 14 IRM, 8 scanners multibarrettes, 459 appareils de radiographie et 14 mammographes, en notant que « cette plateforme technique est concentrée à Abidjan ».

Les délais de rendez-vous ne sont documentés nulle part, ni dans le public ni dans le privé. Nous ne les estimerons pas.

FAQ : se soigner en Côte d'Ivoire

Combien coûte la CMU ?

1 000 FCFA par personne et par mois. La CNAM prend ensuite en charge 70 % du coût des actes et médicaments du panier de soins, les 30 % restants constituant le ticket modérateur que vous payez sur place.

La CMU est-elle gratuite pour certaines personnes ?

Oui. Le régime d'assistance médicale couvre gratuitement, à 100 % par l'État, les personnes indigentes identifiées par enquête sociale, les pupilles de l'État, les pensionnaires d'orphelinats et les détenus.

Au bout de combien de temps la CMU fonctionne-t-elle ?

Après un mois de cotisation : c'est le délai de carence avant l'ouverture des droits.

Combien d'enfants mon employeur couvre-t-il ?

Pour un salarié du privé, l'employeur couvre le salarié, son conjoint et jusqu'à six enfants de moins de 21 ans. Au-delà de six, le salarié paie seul les cotisations supplémentaires.

La CMU couvre-t-elle les maladies chroniques ?

C'est le point le plus flou du dispositif. La garantie par spécialités du panier de soins s'applique « sauf pathologies chroniques », et aucun document public ne précise comment diabète, insuffisance rénale ou cancer sont traités. Posez la question directement à la CNAM avant de compter sur la CMU pour une maladie au long cours.

Où s'enrôler à la CMU ?

Gratuitement, dans les hôpitaux, mairies, sous-préfectures et sites d'enrôlement dédiés, avec une pièce d'identité. La carte est gratuite, et sa disponibilité se vérifie sur macartecmu.ci. Numéro vert : 800 00 900.

Combien coûte une consultation à l'hôpital public ?

Aucune grille tarifaire publique n'existe en Côte d'Ivoire. L'État lui-même a commandé une étude des coûts des actes de santé en 2025 pour les établir. Demandez un devis écrit à l'établissement avant toute intervention programmée.

Combien coûte une IRM en Côte d'Ivoire ?

Le seul tarif publié par un établissement ivoirien est celui de l'Hôpital Mère-Enfant de Bingerville : 140 000 FCFA pour une IRM d'une zone, 60 000 FCFA pour un scanner, 20 000 FCFA pour une échographie standard. Attention : les tarifs d'IRM à 200 000 ou 230 000 FCFA attribués à un « arrêté n° 253 de 2019 » qui circulent en ligne proviennent en réalité d'un établissement béninois.

Combien coûte une séance de dialyse ?

1 750 FCFA dans le public, contre 65 000 à 100 000 FCFA dans le privé. Le tarif public est subventionné par l'État et n'a pas changé depuis 2012.

Combien de centres de dialyse existe-t-il ?

Le réseau est passé de 3 centres en 2011 à 18 en 2025, puis à 20 avec l'inauguration d'Agboville en juin 2026, pour 241 générateurs et environ 1 400 patients pris en charge. La demande reste supérieure à l'offre : 2 856 patients étaient en attente en mars 2025.

Combien y a-t-il de CHU en Côte d'Ivoire ?

Cinq : Cocody, Treichville, Yopougon, Angré et Bouaké — ce dernier étant le seul hors d'Abidjan. Un sixième de 600 lits est en construction à Abobo, avec une échéance annoncée à fin décembre 2026.

Le CHU de Yopougon est-il ouvert ?

Il est fermé pour réhabilitation depuis septembre 2019. Une deuxième phase de travaux a été lancée début 2026, avec priorité donnée à l'imagerie. Aucune date de réouverture complète n'a été publiée.

Combien de cas de cancer par an en Côte d'Ivoire ?

Environ 20 402 nouveaux cas et 12 710 décès par an selon GLOBOCAN 2024. Les plus fréquents sont le sein (4 845 cas), la prostate (2 632) et le col de l'utérus (2 540).

Quelles sont les campagnes nationales contre le cancer ?

Janvier Sarcelle pour le col de l'utérus, Avril Bleu pour la prostate, Septembre en Or pour les cancers de l'enfant. Ne transposez pas le calendrier français : en Côte d'Ivoire, c'est Avril Bleu et non Mars Bleu.

En résumé

  • CMU : 1 000 FCFA par mois, 70 % pris en charge, 30 % de ticket modérateur, un mois de carence
  • Régime d'assistance médicale gratuit pour les personnes démunies
  • 21 millions d'enrôlés, 10 millions de cartes distribuées, 3 325 centres et plus de 600 pharmacies
  • 5 CHU, un sixième de 600 lits à Abobo attendu fin 2026 ; Yopougon toujours fermé depuis 2019
  • Aucune grille tarifaire hospitalière publique : exigez un devis écrit
  • Dialyse : 1 750 FCFA dans le public contre 65 000 à 100 000 dans le privé
  • 20 402 nouveaux cas de cancer par an, sein et col de l'utérus en tête chez la femme
  • Numéros utiles : 800 00 900 pour la CMU, 143 pour la ligne nationale santé

Le système ivoirien a réalisé en quinze ans une extension considérable — de 3 à 20 centres de dialyse, de zéro à 21 millions de personnes couvertes. Sa faiblesse n'est plus l'accès, elle est la transparence des prix : un patient ne peut toujours pas savoir à l'avance ce que coûtera son hospitalisation. L'étude des coûts de 2025 est la première étape pour y remédier ; la publication de ses résultats serait la seconde.

Pour aller plus loin :

Sources : Ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture Maladie Universelle (étude des coûts des actes de santé présentée le 19 décembre 2025 ; organisation de la pyramide sanitaire ; chantiers des CHU de Yopougon, Treichville, Abobo, Cocody et Bouaké ; gratuité de la planification familiale au 1er octobre 2026 ; prise en charge du diabète et de l'hypertension), Portail du bilan gouvernemental — réseau de dialyse et coûts des séances, CNAM — soins couverts et ticket modérateur, CNAM — sites d'enrôlement, Direction générale de la CMU — foire aux questions, Service Public de Côte d'Ivoire — adhésion à la CMU, KOACI — plus de 21 millions de personnes enrôlées à la CMU, septembre 2025, Hôpital Mère-Enfant de Bingerville — grille tarifaire, Hôpital Mère-Enfant de Bingerville — présentation, GLOBOCAN 2024, Centre international de recherche sur le cancer — fiche Côte d'Ivoire, Plan national de développement sanitaire 2021-2025, KOACI — installation des IRM et scanners dans les CHU, novembre 2024, Le Patriote — Journée mondiale du rein 2025, patients en attente de dialyse, UICC — fiche du Centre National d'Oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara. Données au 24 septembre 2026.